Les Chanteurs de Sainte-Thérèse

Investir dans la culture,
c'est investir en chacun de nous

Notre 49e saison
Chanteurs de Sainte-ThérèsePage d'accueil
concertsProgrammation
concertsAuditions
billetsExtraits audio

Tout sur nous
Michel BrousseauDirecteur artistique
Danielle MaisonneuvePianiste-répétitrice
Comité administratifConseil d'administration
SopranosChoristes
Comité administratifHistorique

Quoi de neuf
Articles de journauxArticles de journaux
Album photosAlbum photos
Autres sitesLiens

Remerciements

Contactez-nous
1-888-762-6290
info@leschanteurs.com
Signez notre livre d'or

Liste de distribution

Prénom:
Nom :
Téléphone :
Courriel :



3pixel.gif (810 bytes)

Carl ORFF (1895-1982)

 

Les 24 numéros de l'œuvre - ils sont encadrés par une invocation grandiose et vigoureuse à Fortuna, la déesse de la destinée et de la chance, sur un fond de percussions retentissantes - s'articulent en trois grands complexes thématiques : le printemps, la taverne et l'amour. C'est d'abord la gaieté bucolique du printemps qui est évoquée dans l'unisson d'une litanie, avant le rapprochement de l'éclosion de la nature et de l'éveil de l'amour, et l'appel joyeux de l'amour lancé par des cloches carillonnantes. Dans sa section médiane (…), la danse orchestrale « Uf dem Anger », marquée par les changements de mesure, renoue avec un ancien usage populaire de Bavière, l'air de danse, avant que la plainte des jeunes filles en moyen-haut allemand mâtiné de bas latin, « Floret silva nobilis », ne poursuive ces rythmes changeants sur le plan vocal. La coquetterie des jeunes filles, « Chramer, gip die varwe mir », soulignée par des sons de grelots - elles ont décidé d'envoûter les hommes par un savant maquillage - ne suscite chez ceux-ci que des commentaires narquois. Le dialogue en plusieurs parties cède ensuite la place à l'invocation bachique à la «Reine d'Angleterre» : d'après les recherches les plus récentes, il devrait s'agir d'Aliénor d'Aquitaine, épouse du roi Henri II d'Angleterre, et dont les intrigues amoureuses sont entrées dans la légende.

Un esprit théâtral incontestable émane de la deuxième partie de l'œuvre, intitulée « In Taberna ». Elle commence par une confession satirique et, avec un plaisir effréné, professe la « pravitas », la conduite impie. La voix de fausset du cygne qui rôtit dans la poêle offre une parodie du ténor buffo; dans un discours d'ivrogne, le saint patron du jeu de dés se présente, et se proclame abbé du pays de Cocagne; cette scène de ripailles culmine dans un chœur d'hommes entraînant, qui, avec une augmentation progressive du nombre de voix, célèbre le plaisir de boire dans une exubérance orgiaque. 

Dans la troisième partie, la « Cour d'amours », s'imposent l'innocence feinte et le raffinement, la plainte amoureuse et la quête de l'amour, tandis que le « Si puer cum puellula » des hommes (un poème érotique d'une franchise crue), a capella, se voit attribuer une place équivalente dans le « In trutina », le tendre aveu amoureux de la dame à son chevalier. L'hymne à Hélène et à Vénus se termine sur la reprise du vigoureux chœur initial, construit sur un ostinato. Cette répétition symbolise la roue du destin qui tourne sur elle-même; Orff l'avait découverte sous forme de miniature dans le recueil des Carmina Burana.

Uwe Kraemer
Traduction : Odile Demange






3pixel.gif (810 bytes) 3pixel.gif (810 bytes)
3pixel.gif (810 bytes) 3pixel.gif (810 bytes)

3pixel.gif (810 bytes)

Chanteurs de Sainte-Thérèse

Les Chanteurs de Sainte-Thérèse
CP 515, succ. Bureau-Chef
SAINTE-THÉRÈSE QC J7E 4J8
1-888-762-6290

Retourner en haut de la page