Théodore Dubois et La Messe Solennelle de Saint Remi

Valérie Maynard



(Photo Michel Chartrand)

Michel Brousseau en compagnie de la mairesse de Sainte-Thérèse et présidente d’honneur de la soirée, Sylvie Surprenant.


C’est en grande pompe que Les Chanteurs de Sainte-Thérèse, sous la direction de Michel Brousseau, ont dévoilé la programmation de leur concert du 3 mai prochain. Un évènement unique et rarissime qui semble emballer et ravir chef et choristes: La Messe Solennelle de Saint Remi, de Théodore Dubois. Une œuvre jouée pour la première fois – et possiblement la seule fois – en l’église Saint-Eustache, à Paris, en novembre 1900. «Plus qu’une découverte, Théodore Dubois, c’est un véritable coup de cœur», de lancer M. Brousseau. Compositeur français méconnu, Théodore Dubois, un contemporain de Gabriel Fauré, aurait mystérieusement sombré dans l’oubli au début du siècle dernier. «On présume que la cause serait la jalousie qu’éprouvait Fauré à l’endroit de Dubois. Même son buste au Conservatoire de Paris, où il a pourtant été directeur, et tout son dossier sont aujourd’hui disparus», relate M. Brousseau, soulignant l’œuvre pourtant colossale de Dubois. Plus de 500 œuvres, note-t-il.

En octobre dernier, Michel Brousseau et le baryton Marc Boucher, aussi récipiendaire du prix Opus 2007-2008 du disque de l’année, catégorie musique classique, pour son disque Musique sur l’eau et autres mélodies de Théodore Dubois, s’envolaient à destination de la France, là où ils ont rencontré la famille de Théodore Dubois. Souhaitant plus que tout voir l’œuvre de leur aïeul enfin reconnue, les membres de la famille Dubois, plus particulièrement l’arrière-petit-fils de Théodore, Francis Dubois, ont de bon gré accepté de remettre des copies de l’œuvre manuscrite du compositeur. «Je ne peux pas vous décrire comment je me suis senti au moment de tenir ce document dans mes mains. Pendant un instant, je me suis même dit que je devrais peut-être aller le porter à Kent Nagano», de souffler M. Brousseau.

Les Chanteurs de Sainte-Thérèse marquent l’histoire
Témoignant du même enthousiasme que leur chef à l’idée de chanter cette œuvre pour la première fois en Amérique du Nord, les choristes n’ont pas hésité à partager ces quelques commentaires. «C’est une œuvre emballante pour nous», dira l'une d’elle. «Avec cette œuvre, nous marquons l’histoire, c’est certain», d’ajouter une autre. Un enthousiasme que partage également la présidente d’honneur de la soirée, la mairesse de Sainte-Thérèse, Sylvie Surprenant. «Le plus beau cadeau qu’on puisse se faire, c’est d’assister à ce concert», a-t-elle fait valoir.

Présentée en grande première à l’église Sainte-Thérèse-d’Avila, le samedi 3 mai prochain, à 20 h, La Messe Solennelle de Saint Remi, avec pour solistes la soprano Maria Knapik et le baryton Marc Boucher, réunira Les Chanteurs de Sainte-Thérèse, le Chœur classique d’Ottawa, le Chœur de Tremblant, ainsi que l’Orchestre philharmonique du Nouveau Monde. Au total, quelque 170 choristes et un orchestre de 35 musiciens se partageront la scène. La Messa di Gloria, de Giacomo Puccini, sera jouée en première partie de la soirée.

D’autres représentations suivront celle de Sainte-Thérèse, soit à Montréal, Saint-Jovite et Ottawa. Présentement en vente, les billets, au coût de 50 $ (V.I.P.), 30 $ ou 20 $, sont disponibles via la billetterie Initascène au 450-434-4006. Entrée gratuite pour les enfants de 12 ans et moins.

Source: Nord-Info du 22 mars 2008

Retour